Quitter un emploi pour en accepter un autre : assurance-emploi si le nouvel emploi tombe à l’eau?

Une assurance raisonnable d’un autre emploi dans un avenir immédiat figure parmi les circonstances pouvant justifier un départ volontaire. Service Canada analyse toutefois les faits précis.

Important : l’assurance-emploi est un programme fédéral. Une démission, un congédiement ou un code inscrit sur le relevé d’emploi ne détermine pas à lui seul le résultat. Service Canada analyse les faits, les heures assurables et les autres conditions d’admissibilité.

Réponse courte

Une assurance raisonnable d’un autre emploi dans un avenir immédiat figure parmi les circonstances pouvant justifier un départ volontaire. Service Canada analyse toutefois les faits précis.

Ce qu’il faut retenir

  • Une simple possibilité ou une entrevue ne vaut pas nécessairement assurance raisonnable d’un emploi.
  • Une offre ferme, une date de début ou des communications écrites peuvent être pertinentes.
  • Si le nouvel emploi disparaît ensuite pour une raison indépendante de votre volonté, le dossier doit tout de même être évalué.

Exemple concret

Vous démissionnez après avoir accepté par écrit un nouvel emploi qui doit commencer deux semaines plus tard, mais l’entreprise annule le poste avant votre entrée en fonction. Conservez l’offre et l’avis d’annulation.

Comment vérifier votre situation

  1. Obtenez idéalement l’offre par écrit avant de quitter.
  2. Conservez la date de début et les conditions.
  3. Gardez la preuve de l’annulation du nouvel emploi.
  4. Expliquez toute la chronologie à Service Canada.

Documents utiles à conserver

  • Relevé d’emploi et bulletins de paie.
  • Lettre de démission, de mise à pied, de licenciement ou de congédiement.
  • Contrat de travail et convention collective, s’il y a lieu.
  • Courriels et messages qui expliquent le motif de la fin d’emploi.
  • Preuves de recherche d’emploi lorsque vous réclamez des prestations régulières.

Erreurs fréquentes

  • Attendre le relevé d’emploi avant de déposer une demande.
  • Supposer que le code du relevé décide automatiquement de l’admissibilité.
  • Oublier de déclarer une somme reçue au départ ou un revenu gagné pendant la demande.
  • Ne pas conserver de preuve lorsque le motif de départ est contesté.
  • Confondre les règles de la CNESST avec les règles fédérales de l’assurance-emploi.

Exceptions et limites

  • Chaque cas est factuel.
  • Quitter simplement pour chercher un meilleur emploi est différent d’avoir une assurance raisonnable d’un emploi immédiat.

Si Service Canada refuse votre demande

Vous pouvez demander une révision de la décision. La demande de révision doit généralement être présentée dans les 30 jours suivant la communication de la décision. Expliquez les faits que vous contestez et joignez les documents pertinents.

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Questions fréquentes

Dois-je quand même faire une demande si je ne suis pas certain d’être admissible?

Oui. L’estimateur et les guides permettent de comprendre les règles, mais seule une demande traitée par Service Canada donne une décision officielle sur votre dossier.

Le motif inscrit par l’employeur est-il définitif?

Non. Le relevé d’emploi est important, mais Service Canada peut demander des explications au salarié et à l’employeur. Si les versions diffèrent, la décision repose sur l’ensemble des faits et documents disponibles.

Sources officielles

Informations vérifiées le 14 août 2026. Pour l’assurance-emploi, Service Canada décide l’admissibilité à partir des faits de chaque dossier. Pour les normes du travail au Québec, les textes officiels, conventions collectives et règles particulières ont priorité.