Peut-on recevoir l’assurance-emploi après une démission?

Oui, mais pas automatiquement. Si vous quittez volontairement votre emploi, vous devez généralement démontrer que vous aviez une justification et que quitter était la seule solution raisonnable compte tenu de toutes les circonstances.

Important : l’assurance-emploi est un programme fédéral. Une démission, un congédiement ou un code inscrit sur le relevé d’emploi ne détermine pas à lui seul le résultat. Service Canada analyse les faits, les heures assurables et les autres conditions d’admissibilité.

Réponse courte

Oui, mais pas automatiquement. Si vous quittez volontairement votre emploi, vous devez généralement démontrer que vous aviez une justification et que quitter était la seule solution raisonnable compte tenu de toutes les circonstances.

Ce qu’il faut retenir

  • Une simple bonne raison personnelle n’est pas toujours suffisante au sens de l’assurance-emploi.
  • Service Canada peut demander votre version et celle de l’employeur.
  • Une démission sans justification entraîne normalement une exclusion des prestations régulières liées à cet emploi.

Exemple concret

Vous quittez après des mois de harcèlement documenté, après avoir signalé le problème et tenté des solutions raisonnables. Service Canada analysera si le départ était la seule solution raisonnable.

Comment vérifier votre situation

  1. Documentez la situation avant de partir lorsque c’est possible.
  2. Essayez les solutions raisonnables : discussion, transfert, recours, congé ou autre mesure adaptée.
  3. Présentez quand même une demande après le départ.
  4. Expliquez précisément les démarches faites avant la démission.

Documents utiles à conserver

  • Relevé d’emploi et bulletins de paie.
  • Lettre de démission, de mise à pied, de licenciement ou de congédiement.
  • Contrat de travail et convention collective, s’il y a lieu.
  • Courriels et messages qui expliquent le motif de la fin d’emploi.
  • Preuves de recherche d’emploi lorsque vous réclamez des prestations régulières.

Erreurs fréquentes

  • Attendre le relevé d’emploi avant de déposer une demande.
  • Supposer que le code du relevé décide automatiquement de l’admissibilité.
  • Oublier de déclarer une somme reçue au départ ou un revenu gagné pendant la demande.
  • Ne pas conserver de preuve lorsque le motif de départ est contesté.
  • Confondre les règles de la CNESST avec les règles fédérales de l’assurance-emploi.

Exceptions et limites

  • Ne démissionnez pas uniquement parce que vous supposez que l’assurance-emploi sera accordée.
  • L’admissibilité est décidée au cas par cas.

Si Service Canada refuse votre demande

Vous pouvez demander une révision de la décision. La demande de révision doit généralement être présentée dans les 30 jours suivant la communication de la décision. Expliquez les faits que vous contestez et joignez les documents pertinents.

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Questions fréquentes

Dois-je quand même faire une demande si je ne suis pas certain d’être admissible?

Oui. L’estimateur et les guides permettent de comprendre les règles, mais seule une demande traitée par Service Canada donne une décision officielle sur votre dossier.

Le motif inscrit par l’employeur est-il définitif?

Non. Le relevé d’emploi est important, mais Service Canada peut demander des explications au salarié et à l’employeur. Si les versions diffèrent, la décision repose sur l’ensemble des faits et documents disponibles.

Sources officielles

Informations vérifiées le 14 août 2026. Pour l’assurance-emploi, Service Canada décide l’admissibilité à partir des faits de chaque dossier. Pour les normes du travail au Québec, les textes officiels, conventions collectives et règles particulières ont priorité.