Mon employeur peut-il faire une retenue sur mon salaire?
Une retenue est permise lorsqu’elle est imposée par une loi, un règlement, une ordonnance, une convention collective, un décret ou certains régimes. Pour une autre retenue, l’employeur doit généralement obtenir une autorisation écrite et précise du travailleur.
Important : cette page présente les normes minimales générales applicables à de nombreux salariés au Québec. Certaines personnes ou entreprises relèvent de règles différentes, notamment certains secteurs de compétence fédérale, des statuts particuliers, des décrets ou des conventions collectives.
Réponse courte
Une retenue est permise lorsqu’elle est imposée par une loi, un règlement, une ordonnance, une convention collective, un décret ou certains régimes. Pour une autre retenue, l’employeur doit généralement obtenir une autorisation écrite et précise du travailleur.
La règle générale au Québec
- L’autorisation écrite doit préciser la raison, le montant, la durée et la fréquence.
- Le travailleur peut annuler son autorisation par écrit.
- Les frais d’exploitation de l’entreprise ne peuvent pas simplement être transférés au salarié.
Exemple concret
Un employeur veut déduire 25 $ par paie pour une dépense non prévue par la loi. Il doit vérifier si une autorisation écrite valide est nécessaire et si la déduction elle-même est permise.
Ce qu’il faut vérifier dans votre situation
- Votre statut réel : salarié, cadre, travailleur au pourboire, employé syndiqué ou autre statut particulier.
- Le secteur de l’employeur et la compétence provinciale ou fédérale.
- Votre convention collective, décret, contrat ou politique interne lorsqu’ils offrent des conditions plus favorables.
- Les dates, heures et montants précis inscrits sur vos documents.
Que faire en pratique
- Demandez la raison exacte de la retenue.
- Vérifiez l’autorisation signée.
- Comparez avec le bulletin de paie.
- Contestez rapidement une retenue inexpliquée.
Documents à conserver
- Bulletins de paie et relevés bancaires.
- Horaires de travail, feuilles de temps ou captures du système de pointage.
- Courriels, textos ou messages liés à l’horaire, au congé ou au paiement.
- Contrat, politiques internes et convention collective s’il y a lieu.
- Calcul personnel simple des heures, journées ou montants contestés.
Exceptions et points d’attention
- Certaines déductions sont obligatoires et ne nécessitent pas votre autorisation individuelle.
- Une autorisation écrite ne rend pas nécessairement légal un frais interdit par ailleurs.
Si vous n’êtes pas d’accord avec votre employeur
Commencez par demander une explication ou une correction par écrit. Décrivez les faits simplement : date, nombre d’heures, montant ou congé concerné. Si la situation n’est pas réglée, consultez la CNESST afin d’identifier le recours approprié et le délai applicable. Les délais de plainte peuvent être courts dans certaines situations.
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Questions fréquentes
Mon employeur peut-il offrir de meilleures conditions que la norme minimale?
Oui. Une convention collective, un contrat, une politique interne ou une pratique de l’employeur peut prévoir des conditions plus avantageuses. La norme minimale sert de plancher : elle n’empêche pas un employeur d’offrir davantage.
Comment vérifier rapidement ma situation?
Comparez les faits précis de votre dossier avec la page officielle de la CNESST citée ci-dessous : statut, nombre d’heures, date, salaire, ancienneté et type de congé. En cas de doute ou de conflit, utilisez les outils et recours officiels plutôt que de vous fier uniquement à une règle résumée.
Sources officielles
Informations vérifiées le 14 août 2026. Les règles peuvent comporter des exceptions selon le secteur, le statut, une convention collective, un décret ou une loi particulière. Les textes législatifs et les informations officielles ont priorité.
