Que faire si je vis du harcèlement psychologique ou sexuel au travail?
Un travailleur qui croit subir du harcèlement psychologique ou sexuel peut utiliser les mécanismes internes de l’employeur et, lorsque les conditions sont remplies, déposer une plainte à la CNESST.
Important : cette page présente les normes minimales générales applicables à de nombreux salariés au Québec. Certaines personnes ou entreprises relèvent de règles différentes, notamment certains secteurs de compétence fédérale, des statuts particuliers, des décrets ou des conventions collectives.
Réponse courte
Un travailleur qui croit subir du harcèlement psychologique ou sexuel peut utiliser les mécanismes internes de l’employeur et, lorsque les conditions sont remplies, déposer une plainte à la CNESST.
La règle générale au Québec
- L’employeur doit avoir des mesures de prévention et de prise en charge.
- La CNESST vérifie notamment la recevabilité et les délais.
- Si le harcèlement entraîne une lésion psychologique attestée, une réclamation pour lésion professionnelle peut aussi être pertinente en plus de la plainte.
Exemple concret
Des messages humiliants répétés, des gestes à caractère sexuel ou une conduite grave qui rend le milieu de travail malsain doivent être documentés et traités rapidement.
Ce qu’il faut vérifier dans votre situation
- Votre statut réel : salarié, cadre, travailleur au pourboire, employé syndiqué ou autre statut particulier.
- Le secteur de l’employeur et la compétence provinciale ou fédérale.
- Votre convention collective, décret, contrat ou politique interne lorsqu’ils offrent des conditions plus favorables.
- Les dates, heures et montants précis inscrits sur vos documents.
Que faire en pratique
- Conservez les messages, dates, témoins et faits précis.
- Consultez la politique de l’employeur.
- Signalez la situation au mécanisme prévu si cela est sécuritaire.
- Vérifiez le recours CNESST.
Documents à conserver
- Bulletins de paie et relevés bancaires.
- Horaires de travail, feuilles de temps ou captures du système de pointage.
- Courriels, textos ou messages liés à l’horaire, au congé ou au paiement.
- Contrat, politiques internes et convention collective s’il y a lieu.
- Calcul personnel simple des heures, journées ou montants contestés.
Exceptions et points d’attention
- Un conflit ou une décision de gestion n’est pas automatiquement du harcèlement.
- Une seule conduite grave peut parfois suffire selon les critères légaux.
Si vous n’êtes pas d’accord avec votre employeur
Commencez par demander une explication ou une correction par écrit. Décrivez les faits simplement : date, nombre d’heures, montant ou congé concerné. Si la situation n’est pas réglée, consultez la CNESST afin d’identifier le recours approprié et le délai applicable. Les délais de plainte peuvent être courts dans certaines situations.
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Questions fréquentes
Mon employeur peut-il offrir de meilleures conditions que la norme minimale?
Oui. Une convention collective, un contrat, une politique interne ou une pratique de l’employeur peut prévoir des conditions plus avantageuses. La norme minimale sert de plancher : elle n’empêche pas un employeur d’offrir davantage.
Comment vérifier rapidement ma situation?
Comparez les faits précis de votre dossier avec la page officielle de la CNESST citée ci-dessous : statut, nombre d’heures, date, salaire, ancienneté et type de congé. En cas de doute ou de conflit, utilisez les outils et recours officiels plutôt que de vous fier uniquement à une règle résumée.
Sources officielles
Informations vérifiées le 14 août 2026. Les règles peuvent comporter des exceptions selon le secteur, le statut, une convention collective, un décret ou une loi particulière. Les textes législatifs et les informations officielles ont priorité.
