Évaluateur d’entreprise au Québec : salaire, tâches, formation et perspectives
Vous envisagez un poste de évaluateur d’entreprise au Québec? Cette fiche rassemble les informations qui servent réellement à comparer une offre : le code CNP, le salaire médian, les tâches, la formation, les compétences et les perspectives.
Évaluateur d’entreprise au Québec : les données essentielles
| Métier ciblé | Évaluateur d’entreprise |
|---|---|
| Code CNP 2021 | 12203 |
| Groupe officiel CNP | Estimateurs/estimatrices, évaluateurs/évaluatrices d'entreprise et autres évaluateurs/évaluatrices |
| Catégorie FEER | FEER 2 |
| Salaire médian utilisé | 30,15 $/h — Québec |
| Perspectives | Limitées |
| Données vérifiées | 13 août 2026 |
À retenir : un code CNP décrit un groupe professionnel, pas une offre d’emploi précise. Deux employeurs peuvent utiliser le même titre avec des tâches, un niveau d’autonomie et une rémunération différents.
Que fait un évaluateur d’entreprise?
Le métier est rattaché au groupe CNP 12203, intitulé officiellement « Estimateurs/estimatrices, évaluateurs/évaluatrices d'entreprise et autres évaluateurs/évaluatrices ». Les fonctions exactes dépendent du poste. Parmi les activités associées à ce groupe dans la CNP :
- évaluer des terrains, des bâtiments, des structures, de la machinerie, de l'équipement et des améliorations de propriétés à des fins d'imposition, de financement et de planification régionale, ainsi qu'avant la vente ou l'achat
- étudier et analyser des renseignements tels que ceux portant sur des ventes conclues antérieurement, des titres de propriété, des plans de structure et des certificats de localisation, des cartes pédologiques, des plans de lotissement, des plans de services d'aqueduc et d'égouts, des…
- Les estimateurs peuvent se spécialiser en tant qu'experts-conseils dans un domaine en particulier de l'appréciation, tel que le secteur résidentiel, commercial, industriel ou institutionnel ou de terrains agricoles
- recueillir et analyser les registres financiers d'une entreprise, tels que les états financiers, les budgets, les prévisions et les chiffres des ventes, afin d'évaluer la compétitivité de l'entreprise ou de déterminer sa valeur marchande
- préparer des rapports de planification successorale, d'évaluation de biens matrimoniaux, d'assurance et de perte d'entreprise
Dans les données de la CNP, ce groupe peut aussi couvrir des titres d’emploi proches, par exemple : estimateur/estimatrice de biens, évaluateur agréé/évaluatrice agréée, évaluateur commercial/évaluatrice commerciale, évaluateur/évaluatrice de biens. Le titre affiché dans une offre peut donc varier sans que le code CNP change.
Avant de postuler, comparez ces fonctions avec l’offre réelle. Si l’employeur exige des responsabilités nettement plus complexes que celles du titre, cela peut aussi être un argument pour discuter du niveau du poste et de la rémunération.
Salaire d’un évaluateur d’entreprise au Québec
Le salaire médian provincial retenu est de 30,15 $/h. Il s’agit d’un point médian : une partie des travailleurs gagne moins et une autre partie gagne davantage. Le salaire réel dépend notamment de l’expérience, de la région, du secteur, du quart de travail, des primes, des responsabilités et des conventions collectives lorsqu’elles existent.
Les données de salaire du Guichet-Emplois sont publiées avec des valeurs basses, médianes et hautes et peuvent aussi être disponibles par région. Pour négocier une offre, comparez le salaire provincial avec la région, puis avec les exigences particulières du poste. Évitez de comparer uniquement deux titres : comparez aussi les tâches, les heures, les primes et les avantages.
Comment utiliser le salaire médian
- Début de carrière : vérifiez la valeur basse et les offres demandant peu d’expérience.
- Profil expérimenté : regardez les responsabilités supplémentaires, la spécialisation et les valeurs régionales.
- Offre avec quart ou déplacement : comparez séparément le salaire de base, les primes et les allocations.
- Profession réglementée ou métier qualifié : tenez compte du niveau de qualification réellement reconnu.
Formation et conditions d’accès
La catégorie FEER 2 situe le niveau général de formation, d’études, d’expérience et de responsabilités du groupe CNP. Pour ce groupe, la CNP mentionne notamment :
- Un diplôme d'études collégiales en évaluation municipale et une accréditation par l'association d'évaluation municipale de la province sont exigés des estimateurs
- Un baccalauréat ou un diplôme d'études collégiales en comptabilité, en administration des affaires ou en commerce et une accréditation par l'Institut canadien des experts en évaluation d'entreprises, après avoir terminé avec succès leur programme d'appréciation des…
- Un diplôme d'études collégiales ou une formation professionnelle en évaluation ou plusieurs années d'expérience dans un poste connexe à l'évaluation sont habituellement exigés des évaluateurs
Point à vérifier : la CNP mentionne au moins une exigence de permis, licence, certificat, accréditation ou reconnaissance professionnelle pour certains titres de ce groupe. Au Québec, confirmez toujours l’exigence auprès de l’organisme compétent avant de payer une formation ou de présenter une candidature.
Les exigences d’une offre peuvent être plus précises que celles de la CNP. Un employeur peut demander un logiciel, une certification, une expérience sectorielle ou une connaissance réglementaire particulière. Vérifiez donc la fiche officielle et l’offre avant de choisir une formation.
Compétences utiles pour être embauché
- organisation et gestion des priorités
- rigueur dans les données et les documents
- communication professionnelle
- maîtrise des outils bureautiques et logiciels du métier
- discrétion et respect de la confidentialité
- capacité à suivre des procédures et des échéances
Dans un CV, il vaut mieux prouver ces compétences par des exemples. Remplacez une formule vague comme « bon sens de l’organisation » par un résultat : volume de dossiers géré, temps gagné, erreur évitée, équipement maîtrisé ou projet livré.
Conditions de travail
- Travail principalement en bureau, parfois en mode hybride selon l’employeur.
- Périodes plus intenses possibles lors des clôtures, échéances, recrutements ou projets.
- Utilisation quotidienne d’outils numériques et traitement fréquent d’information confidentielle.
Les conditions réelles changent beaucoup selon l’employeur. Lors d’une entrevue, demandez le type d’horaire, la proportion de travail autonome, les déplacements, les objectifs de rendement, l’équipement fourni et la formation offerte au début du poste.
Où comparer les possibilités d’emploi au Québec?
Au lieu de supposer qu’une seule ville offre les meilleures possibilités, comparez plusieurs bassins d’employeurs. Pour ce type de poste, il peut être utile d’examiner notamment : Montréal, Capitale-Nationale, Montérégie, Laval.
Le Guichet-Emplois permet de comparer les salaires et les perspectives par région lorsque les données sont disponibles. Cette comparaison est particulièrement importante pour les métiers liés à un secteur industriel, à un réseau public, aux chantiers ou aux ressources naturelles.
Perspectives d’emploi
Pour la période 2025 à 2027, la cote provinciale utilisée pour cette fiche est limitées. Une cote provinciale ne signifie pas que la situation est identique partout : les perspectives peuvent être différentes d’une région à l’autre.
Pour interpréter les perspectives, surveillez surtout l’automatisation des tâches, les départs à la retraite, la taille du bassin d’employeurs et la demande dans le secteur visé.
Pour une décision de carrière, ne vous fiez pas à la cote seule. Regardez aussi le nombre d’employeurs potentiels dans votre région, les compétences demandées dans les offres récentes, les possibilités de progression et la transférabilité de vos compétences.
Comment augmenter ses chances d’obtenir un poste
- Vérifier en priorité les exigences québécoises de permis, certificat, ordre professionnel ou qualification qui s’appliquent au titre visé.
- Quantifier les résultats : volumes traités, délais respectés, économies, dossiers gérés ou améliorations apportées.
- Préparer deux ou trois exemples concrets montrant rigueur, organisation et gestion d’une situation difficile.
- Mettre en évidence les outils maîtrisés : Excel, ERP, CRM, logiciel comptable ou système documentaire selon le poste.
- Vérifier le niveau de français et d’anglais demandé au lieu d’indiquer simplement « bilingue » sans contexte.
Métiers similaires à explorer
- Agent administratif au Québec
- Souscripteur d’assurance au Québec
- Administrateur de la paie au Québec
- Expert en sinistres au Québec
Comparer des métiers proches aide à repérer les compétences transférables et les postes qui utilisent la même formation avec un niveau de salaire ou des conditions différentes.
Questions fréquentes
Quel est le salaire médian d’un évaluateur d’entreprise au Québec?
La valeur provinciale utilisée dans cette fiche est de 30,15 $/h. Consultez aussi les valeurs basses, hautes et régionales du Guichet-Emplois avant de négocier une offre.
Quel est le code CNP du métier de évaluateur d’entreprise?
Cette fiche utilise le code CNP 12203, correspondant au groupe officiel « Estimateurs/estimatrices, évaluateurs/évaluatrices d'entreprise et autres évaluateurs/évaluatrices ». Un même groupe CNP peut contenir plusieurs titres d’emploi.
Quelle formation faut-il pour devenir évaluateur d’entreprise?
Les exigences varient selon le titre exact et l’employeur. La section « Formation et conditions d’accès » ci-dessus reprend les principaux repères de la CNP. Si la profession est réglementée, vérifiez aussi les exigences québécoises de reconnaissance ou de permis avant d’entreprendre la démarche.
Sources et mise à jour
Cette fiche a été structurée à partir de sources officielles canadiennes consultées le 13 août 2026 : la Classification nationale des professions (CNP 2021), la recherche de salaires du Guichet-Emplois et les perspectives d’emploi au Québec. Les salaires et perspectives sont révisés périodiquement; utilisez les liens officiels pour vérifier une décision importante.
